Dans l’Univers de Laura Van Puymbroeck

Cela faisait quelques mois que je suivais Laura sur les réseaux, et son style de photo lié à la danse m’a beaucoup touché. En tant que photographe et passionnée de danse, je me suis tout de suite dit qu’il fallait que je partage ma rencontre avec Laura avec vous. Nous nous sommes rencontrées dans un restaurant de Sushis bordelais (pas les sushis, le restaurant …), et nous avons tout de suite bien accroché, on a senti que nous avions beaucoup de points communs. Il faut dire que nous avions déjà échangé via les réseaux avant de nous rencontrer….

  •  Laura, est ce que tu peux te présenter, nous en dire un petit peu plus sur toi ?

Laura Van Puymbroeck, j’ai 25 ans. A Bordeaux depuis 2012, je suis créatrice de contenus avec 3 volets de travail : la photographie, le community management, et la rédaction.
J’ai commencé la photo quand j’avais 15 ans et je me suis professionnalisée à la sortie de mes études quand j’avais 19 ans. J’ai fais des études en animation socioculturelle pour “sécuriser”, parce qu’en réalité ça ne m’intéressait pas trop. En sortant de là, j’ai eu directement un CDI, et j’ai travaillé dans ce domaine pendant 5 ans. En même temps, j’ai développé des missions photo et journalisme et je me suis prise de passion pour les sujets culturels et traitant du genre. Je suis à plein temps à mon compte depuis Octobre 2019.

En ce qui concerne la danse, je la pratique depuis toute petite, j’ai fais de la danse classique, du moderne jazz, du hip-hop, et puis c’est le hip-hop qui est resté en terme d’influence, bon pas toujours avec talent mais là n’est pas la question (rires).

La photo de danse est apparue un peu comme une évidence. D’abord dans le reportage, puis ça s’est inscrit dans ma ligne éditoriale durant l’été 2018 où j’ai simplement changé d’objectif et d’objectif (tu vois ?). J’ai vu plus grand, et je me suis dis «architecture et danse, ça me plait énormément ». Je commençais à être dans ma zone de confort dans le domaine du portrait, en tous cas à m’ennuyer, et c’était un moyen pour moi de bosser cette sortie des champs de compétences.

(J’ai oublié ma question …du coup Laura me demande « est ce que tu veux un cookie ? avec quel type de chocolat ? et quel type de fruit sec ? « mais je n’aime pas les fruits secs… (rires) ) Et donc ton rapport avec la danse ?

Ca a toujours été omniprésent dans ma pratique artistique, l’année dernière je faisais partie d’un crew qui s’appelle le MCU Crew auquel je n’ai pas pu participer cette année.

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  • Qu’est ce qui t’empêche de reprendre ? Y’a pas mal d’écoles de danse sur Bordeaux.

Je n’aime pas trop le format cours, j’ai pas envie d’apprendre des chorées et je préfère évoluer en laissant parler le corps, avec d’autres danseurs lors de training libres, sauf que les training libres m’impressionnent (ahah)

  • Pourquoi ne pas faire des workshop ?

C’est un peu de temps à prendre pour soi, et ça c’est quelque chose…

  • Qu’est ce qui t’inspire ?

La musique et la nature. La nature excelle dans la perfection à sa manière. On ne la voit pas forcément, et ça me fascine. Et côté musique pour moi, l’homme de l’année c’est James Blake. Bon Iver aussi, tout ce qui fait voyager. Je suis une grande romantique de la vie. Quand j’écoute de la musique, je vois toutes les images. Je vais pas te citer des photographes qui m’inspirent comme ça, mais c’est plutôt au niveau du son que je suis inspirée… Comme Justin Bieber qui est derrière toi là… C’est très inspirant… (rires) (j’y croyais pas mais il est là, à la télévision…)

  • Tu parlais tout a l’heure de danse et d’archi, qu’est ce qui va faire que tu vas t’arrêter à un endroit plutôt qu’un autre ?

Les lieux, c’est le fruit d’une recherche poussée ; l’endroit en général est plutôt minimaliste avec des lignes ou des couleurs intéressantes, et le danseur vient créer l’harmonie. Soit je prends un lieu très classique, et viens casser les courbes et règles. Je n’aime pas les clichés, en fait. Je photographie assez peu de danse classique dans le sens ou ça a été très fait, et dans un style tutu. Je préfère le contemporain et le hiphop.

  • Quels sont les projets artistiques ? Peux-tu nous parler du projet GLINT que tu as créé ?

Le projet GLINT c’est un projet qui a été mûri pendant plus d’un an, parce que dans l’évolution photographique, j’ai toujours accompagné les gens vers un mieux-être. J’étudie, à titre personnel, la psychologie, les techniques de relaxation, le développement personnel, et j’ai croisé la compétence photo avec tout ceci pour accompagner les personnes. C’est un volet que j’ai particulièrement développé avec les jeunes, auprès de missions locales, foyers jeunes travailleurs… Je tends à travailler de façon plus importante avec les femmes. Donc “Glint”, signifie “lueur” ou “briller”, en anglais. Car à travers cet accompagnement (je ne suis pas coach, ni thérapeute), je viens mettre en lumière ce que les gens ne trouvaient pas de beau chez eux. Ce projet donne tout son sens à mon envie de pousser plus loin la photo. J’ai envie que les gens se sentent bien dans leur peau, ça amènerait tellement plus de belles choses, même au niveau sociétal !

Lien article :

https://laura-van-puymbroeck.com/articles/booster-son-estime-de-soi-avec-la-photographie/

  • Ce côté photo au service du développement personnel, tu le faisais aussi quand tu faisais du portrait, non ?

Oui, c’est ce que je faisais et je l’ai laissé un peu de côté lorsque je prenais des danseurs en photo, pensant que les danseurs avait un minimum confiance en eux et en leur image. Récemment, j’ai commencé à travailler avec eux.elles sur un aspect plus intime de la photographie, en explorant les blocages, en zoomant sur les complexes. Le déclic s’est fait avec une jeune danseuse dont c’était le premier book, et qui avait besoin d’être accompagnée.

L’amour du portrait m’est revenu à travers la danse et les émotions, loin des expressions stériles que l’on peut trouver (dans la mode, le lifestyle…). Aujourd’hui tout se croise donc : danse, portrait, et accompagnement par la photographie !

  • Est-ce que tu as senti que de photographier les complexes, ça a pu débloquer quelque chose chez eux ?

Oh oui, surtout chez les jeunes avec qui j’ai travaillé en mission locale. Les langues se sont libérées, et j’ai accueilli des histoires difficiles qui m’ont beaucoup touchée. Je me suis demandée d’ailleurs, sur le moment, comment j’allais faire pour prendre de la distance avec ces histoires.

  • Pourquoi vouloir s’en défaire ?

Ce sont des vécus qui sont lourds. Ce sont des jeunes qui n’ont pas des histoires faciles, donc pendant l’accompagnement, j’ai énormément discuté avec eux. Je suis très emphatique, et je vis les choses avec les gens, donc y’avait des histoires… wow ! C’est une partie du projet que j’ai découverte en le mettant en place, le « comment on évacue les émotions fortes après l’accompagnement ». Je m’attendais pas à une telle libération de parole, c’était impressionnant, et j’étais très heureuse de ça.

  • Pas d’exposition publique pour le projet GLINT ?

Pas encore, mais ça va se faire cette année, nous l’espérons !

  • Est ce que tu crois que ces jeunes là vont avoir envie de parler de leur histoire ?

Les photographies sont anonymes. Elles ont été réalisées de sorte à ce que le jeune ne soit pas identifié. La volonté pour moi c’était de zoomer sur ce complexe OU cette force qu’ils voulaient raconter. En-dessous, on trouvera un petit encart avec un témoignage court qu’ils ont écrit le jour de leur séance photo.

  • Chouette projet… D’autres choses en cours ?

Of course ! J’ai lancé un Ulule pour préparer par prochaine exposition, qui devait avoir lieu le 28 Avril 2020 (mais j’ai peur que ce soit reporté à cause du Covid-19). Néanmoins, le financement a été lancé et en est déjà à plus de 50% !

Lien : ​https://fr.ulule.com/expo-photo-danse-et-genre/

J’y développe la série de danse “Higher”, et un récent travail autour des masculinités. Sinon je croise les doigts pour pouvoir décoller pour Montréal en juin, d’ici là suivre des formations pour continuer à développer mes compétences.

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  • Un fantasme ?

Est ce que pour toi une fantasme c’est quelque chose qui se réalise ? Parce que j’ai le rêve, quelque part, je prendre des photographies depuis l’espace. C’est idée, une influence qui me suit aussi dans mes photos, avec le travail autour de l’apesanteur.

  • Un petit conseil à donner ?

Pour ma part, je n’ai pas souhaité me focaliser sur une seule activité qu’est la photographie. Je pense qu’il faut varier ses compétences. N’arrêtez jamais de vous former ! Non seulement ça aide pour la confiance en soi, mais en plus vous resterez dans la course. Le monde va vite.

  • Un dernier petit mot ?

Bisous !

A retrouver sur ​www.laura-van-puymbroeck.com
Facebook : ​www.facebook.com/lauravanpuymbroeckphotographeInstagram : ​www.instagram.com/laura_v_a_n
Linkedin : ​www.linkedin.com/in/laura-van-puymbroeck

Article co écrit Laura VP & Pow

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